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En 2026, le politique s’invite partout. Dans ce qu’on mange, dans la série qu’on regarde, dans les applications que l’on a cessé d’utiliser ou même dans le choix des personnalités que l’on suit sur instagram. Mais le sport, lui, semble vouloir s’accrocher à un idéal : on voudrait qu’il reste à l’écart et qu’il ne soit qu’un jeu. « C’est juste du sport », dit-on, comme pour donner une chance à notre opposant de faire preuve de fair-play, ou pour légitimer une victoire injustement acquise.
Il suffit pourtant de lever les yeux de la pelouse. Un supporter placé du mauvais côté des tribunes, un stade prêté à un État soucieux de son image, des transferts qui se comptent en centaines de millions, le corps d’une joueuse que tout le monde se croit autorisé à commenter… le sport n’est pas le décor de ces tensions. Il les entretient, et parfois les fait naître.
Inutile donc de redire que le sport est politique, le débat est clos depuis longtemps. Ce qui nous occupe, c’est ce qui se joue derrière, ce que le sport dit de nous sans le savoir. Car notre manière de jouer, de supporter, de regarder ou de commenter, en dit long sur l’époque qui nous porte.
Ce mois d’octobre, nous faisons entrer la société sur le terrain.